De Martinsicuro la caravane rose traverse notre région jusqu’à atteindre Fano entre murs et larmes

MARTINSICURO Les Murs sont là, les pavés si vous voulez aussi, la mer ne s’éloigne jamais à plus d’une poignée de kilomètres et la météo promet des crises de colère et quelques gouttes de…

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MARTINSICURO Les Murs sont là, les pavés si vous voulez aussi, la mer ne s’étend jamais à plus d’une poignée de kilomètres et la météo promet des crises de colère et quelques gouttes de pluie. Cela ressemble à la Flandre mais ce sont les Marches le jour où le Giro d’Italia propose la douzième étape de la 107ème édition De Martinsicuro, ville frontalière entre notre région et les Abruzzes, jusqu’à Fano.

Au total 193 km

Au total, ce sont 193 kilomètres sans aucun moment banal répartis dans toutes les provinces des Marches, par ordre d’Ascoli Piceno, Fermo, Macerata, Ancône et Pesaro-Urbino. La première partie de la course, d’une cinquantaine de kilomètres, se déroule entièrement au bord de l’Adriatique. Ensuite à Civitanova vous tournez en direction de la Ville Haute et de là jusqu’à la ligne d’arrivée il sera très difficile de reprendre votre souffle pour ceux qui n’ont pas la jambe droite. Montelupone, Castelfidardo, Recanati et Osimo se succèdent et l’esprit revient au Tirreno Adriatico de 2021 : étape numéro 5 avec des gens enfermés dans les balcons et un enfer compétitif sur la route détrempée. Si Van Der Poel était là aussi, on pourrait revivre le duel à distance avec Tadej Pogacar qui porte aujourd’hui le Maillot Rose comme il était hier le Maillot Bleu, bref, toujours l’homme à battre. Mais la bataille ne s’arrête pas dans la ville de l’accordéon, car il y a encore Monsano, Ostra et La Croce, des larmes courtes mais féroces face à la tête et aux jambes vides.

L’arrivée

Si cela ne suffit pas, avant d’arriver à Fano, il y a l’inédit Monte Giove, une courte montée d’un peu plus de 2,5 km. Cependant, la pente atteint le double des chiffres dans plusieurs sections, sans compter que le compteur de vitesse du jour indique déjà 180 et plus. Et la météo promet des crises de colère. C’est l’effort que l’on fait dans les Marches en pédalant, c’est le spectacle qu’on ne peut trouver que dans ces régions. Une plus grande difficulté vient de la localisation de l’étape, insérée entre l’étape longue et coûteuse d’hier et l’étape Riccione-Cento de demain, complètement plate et très recherchée par les équipes de sprinteurs qui n’ont jusqu’à présent pas eu grand-chose à revendre, étant donné qu’il a toujours les gagne Milan. Bref, celui qui veut reprendre Fano, ou qui pense au classement, devra faire sa part sans pouvoir trop compter sur ses coéquipiers. Voici exactement qui nous devons attendre. C’est trop facile de dire Pogacar et peut-être même faux. Car le cannibale du nouveau millénaire veut le sceptre à Rome et a déjà démontré qu’il sait compter avec efforts malgré son instinct sauvage.

La Camerte Pellizzari

Parmi les Italiens, il faut citer avant tout le Camerounais Giulio Pellizzari, grimpeur professionnel avec seulement 20 ans d’expérience. Mais Pellizzari connaît bien les pièges et les possibilités que cachent ces routes et ne se soucie pas des classements. Il veut s’amuser et on le voit vraiment en attaque. Tout comme les autres Italiens Ballerini, Velasco (avec le maillot de champion tricolore), Trentin et De Marchi sont sans soucis. Choses différentes cependant pour Tiberi (nouveau maillot blanc après l’abandon de Cian Uijtdebroeks), Zana et Fortunato qui sont dans le top dix et n’auront guère de marge de manœuvre malgré leurs caractéristiques qui s’adapteraient aussi à ce type de parcours. Pendant ce temps, dans l’étape d’hier à Francavilla a Mare, Jonathan Milan a concédé un rappel au sprint devant Groves et Lonardi. Au classement général Pogacar précède Daniel Martinez de 2’40” et Geraint Thomas de 2’56”, qui grignote 2” du maillot rose grâce à une arrivée envolée à Fossacesia.

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Courrier Adriatique

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