l’interdiction du téléphone portable entre en vigueur à l’école avec les “classeurs”, ce qu’ils sont et comment ils fonctionnent Il Tirreno

l’interdiction du téléphone portable entre en vigueur à l’école avec les “classeurs”, ce qu’ils sont et comment ils fonctionnent Il Tirreno
l’interdiction du téléphone portable entre en vigueur à l’école avec les “classeurs”, ce qu’ils sont et comment ils fonctionnent Il Tirreno

LIVOURNE. Dans les écoles de Mascagni, Modigliani et Ciampi, plus de téléphones portables. Au lycée Niccolini Palli de Livourne, les téléphones portables ne peuvent pas être utilisés en classe. Et même pas dans le reste de l’école. Deuxième Thérèse Cini, directeur du lycée, cela vaut la peine de le répéter, même maintenant que l’année scolaire touche à sa fin. Et c’est ce qu’a fait le directeur, via un avis sur le tableau d’affichage électronique du registre. «J’ai réitéré les circulaires ministérielles, je n’ai rien fait de nouveau», souligne le proviseur.

L’explication et le “cas”

La position de ceux qui dirigent l’institut est claire : « Il n’y a rien de différent de ce que nous avons toujours dit. Le poste n’est pas le mien, mais c’est celui partagé avec l’ensemble du corps enseignant”, précise le responsable. Mais pourquoi l’interdiction d’utiliser le téléphone portable réapparaît-elle moins d’un mois avant la rentrée scolaire ? «Dans une classe, il y a eu un incident au cours duquel certains enfants ont pris leur téléphone portable, profitant du changement d’heure. Et l’un d’eux a filmé une situation qui ne me plaisait pas du tout – explique le manager -. Prendre la liberté d’utiliser son téléphone portable, à partir du moment où il est interdit, n’est pas bien.” Même s’ils avaient filmé d’autres types de situations, rien n’aurait changé pour l’école : les téléphones portables en classe sont nocifs pour les élèves, garçons et filles. «Malheureusement, nous voyons parfois des étudiants se promener avec leur téléphone portable à la main pendant la récréation, et ce n’est pas bien non plus. Chez nous, le téléphone portable s’éteint à 8 heures du matin et se rallume à 13 heures – continue Cini -. Les garçons et les filles doivent être libres de leurs pensées et ne pas perdre leur concentration.”

La règle

Chez Niccolini Palli, les enfants doivent éteindre leurs appareils lorsqu’ils arrivent en classe. «Mais il va sans dire que lors des changements d’horaires, étant donné qu’il faut parfois changer d’école, les enseignants peuvent être en retard. Et les collaborateurs de l’école ne sont pas en mesure de surveiller toutes les salles de classe”, explique le directeur. Qui réfléchit déjà à une nouvelle solution pour l’année prochaine, pour mieux gérer l’usage du téléphone portable en classe. «À partir de l’année prochaine, il y aura des organisateurs séparés. Chaque pochette de ce nouvel outil aura un numéro, et le numéro sera associé à un téléphone portable. C’est une précaution supplémentaire, mais pour que cela fonctionne, il faut aussi du bon sens”, conclut Cini.

Ce qu’en pensent les étudiants

Les étudiants de Niccolini sont d’accord avec les organisateurs du mur. Mais ils souhaitent toujours pouvoir utiliser leur téléphone portable en classe, à des fins pédagogiques. «L’utilisation de classeurs fixés au mur remplace la coresponsabilité des étudiants et des enseignants par le prohibitionnisme – lit-on dans un communiqué des représentants de l’institut -. Les étudiants sont en effet capables de comprendre quand le smartphone peut être utilisé ou non, en fonction de l’activité qui se déroule en classe. » Pour les étudiants, l’interdiction n’est donc pas la bonne voie, étant donné que le téléphone portable fait désormais partie intégrante de leur vie. «Interdire l’utilisation des smartphones même pendant les changements d’horaires et les récréations apparaît comme une tentative désespérée d’imposer une forme de socialité “saine” qui n’est pas adaptée aux mécanismes contemporains», poursuit le communiqué. En outre, les lycéens tiennent à souligner que le mécanisme par lequel nous sommes aujourd’hui souvent attachés à nos téléphones portables n’est pas typique de ceux qui sont assis au pupitre en classe. Mais aussi de ceux qui sont assis en classe : “Ne pensez pas que tous les enseignants gardent leur téléphone portable loin d’eux en classe ou ne les utilisent que pour des raisons professionnelles”, souligne le communiqué.

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