À Favignana Salerno, elle reste conseillère : son licenciement est suspendu

À Favignana Salerno, elle reste conseillère : son licenciement est suspendu
À Favignana Salerno, elle reste conseillère : son licenciement est suspendu

Giuseppina Salerno restera conseillère municipale de Favignana. C’est la décision du Tribunal administratif régional (TAR) de Palerme qui a accueilli son recours contre la résolution du conseil municipal de Favignana, votée le 25 mars dernier, qui a prononcé sa confiscation.

Salerne a partagé en exprimant sa satisfaction quant à la décision du tribunal. Le TAR a suspendu les actes contestés, en soutenant les raisons de Salerne avec une motivation claire et articulée. La décision s’appuie sur le principe du “fumus boni juris”, soulignant que le Conseil municipal ne dispose pas d’un pouvoir discrétionnaire absolu dans l’évaluation des justifications des obstacles présentés par le conseiller.

L’arrêt mentionne spécifiquement : « Les circonstances qui justifient l’exercice du pouvoir de confiscation doivent être interprétées de manière restrictive et avec une extrême rigueur étant donné la limitation que la confiscation implique à l’exercice du munus publicum et la possibilité d’un usage déformé du pouvoir par de le Conseil municipal, pour des raisons de conflit politique. Cette interprétation fait référence à un précédent significatif du Conseil d’État de 2021.

Salerne a justifié de manière adéquate ses absences aux séances en question, comme le reconnaissent les documents fournis. Le TAR a également reconnu l’existence d’un “periculum in mora” en raison du lien étroit entre la confiscation et la discussion simultanée d’une motion de censure contre le maire de Favignana, suggérant que le contexte politique aurait pu influencer la décision du Conseil.

L’impact de cette suspension est significatif, non seulement pour Salerne mais pour toute l’administration municipale, car elle met en évidence la nécessité d’une gestion juste et légalement fondée de la dynamique interne. Salerne, visiblement soulagé et renforcé par cette victoire judiciaire, a déclaré : “Aujourd’hui, je peux dire que ce que j’ai subi, c’est une violence contre toute règle et norme institutionnelle et contre toute forme de respect des relations personnelles”.

L’audience pour l’examen au fond est fixée au 8 octobre 2024.

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